Mardi 29 avril 2008
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Arts et nouvelles technologies, collectif sous la direction de Jean-Marc Lachaud et Olivier
Lussac, Paris, L’Harmattan, coll. Ouverture Philosophique, 2007.
La création artistique est aujourd’hui profondément marqués par le développement accéléré de ce que l’on nomme les Nouvelles Technologies (de la vidéo au
numérique). De nombreux artistes, loin d’être impressionnés par ce mouvement d’innovation technologique sans cesse évolutif, s’approprient les possibilités inédites que celui-ci leur offre pour
développer leurs intentions esthétiques et renouveler leurs pratiques artistiques. En expérimentant les promesses et en évaluant simultanément les limites propres à l’usage artistique de ces
nouvelles technologies, ces artistes aventureux proposent des œuvres novatrices étranges et surprenantes qui nous obligent à repenser l’art et ses frontières et qui brouillent notre perception
et notre compréhension convenues du monde. En évoquant différents arts (arts visuels et arts de la scène), les textes rassemblés ici interrogent quelques enjeux soulevés par les liaisons,
parfois dangereuses, qu’entretiennent ces arts au risque des nouvelles technologies.
Textes de Bernard Andrieu, Roberto Barbanti, Jean-Yves Bosseur, Marie Canet, Philippe Chaudoir, Aude Crispel, Geisha Fontaine, Fred Forest, Christian Globensky, Roland Huesca, Marc Jimenez,
Jean-Marc Lachaud, Bernard Lafargue, Claire Lahuerta, Sophie Lavaud, Marie-Christine Lesage, Olivier Lussac, Martine Maleval, Florence de Mèredieu, Olivier Neveux, Patrice Pavis, Gretchen
Schiller, Bruno Tackels, Jean-Luc Verna et Pascale Weber.
Par Olivier Lussac
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Mardi 29 avril 2008
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Roland Auzet : Percussion(s)
Mode Record
PO Box 1262
New York, NY 10009, USA
Tschann Librairie
125 bd du Montparnasse
75006 Paris, France
« Percussion(s) » is the first collection of Inactuelles :
3 Cds and a DVD of studio recordings by virtuoso French percussionnist/composer Roland Auzet
- for percussion solo (Xenakis, Taïra)
- for percussion and voice (Xenakis, Pape)
- for percussion and ensemble (Xenakis, Milhaud, Alsina)
- for percussion and electronics (Auzet, Bancquart, Campion, Jodlowski, Tanaka)
A dvd of Auzet’s performance of Xenakis’ Psappha and Rebounds
Recordings of 13 works, including 6 world premieres
Performers include vocalists Nicholas Isherwood, Janet Pape and Armelle Orieux, Ensemble Fa, Ensemble Musique Aujourd’hui, conductors Jean-Marie Adrien, Alain
Bancquart and Dominique My
A book (over 500 pages, in english and french) by French musicologist Pierre-Albert Castanet, Percussion(s): Gesture and Spirit, which discusses the history of
percussion music including interviews with Auzet about interpretation and performance of percussion music, especially the works and the composer recorded in this set
Preface Pierre Boulez
Postface by Steven Schick, master American percussionnist.
Par Olivier Lussac
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Mardi 29 avril 2008
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Dominium Mundi. L'Empire du management de Gérald Caillet, sur un texte de Pierre Legendre, DVD Ideale Audience Internationale/Arte
France, 2007.
Dominium Mundi. L'Empire du management est un essai documentaire sur la mondialisation, vue comme une tentative réitérée d'occidentalisation du monde. En
gardant à l'esprit la dimension anthropologique et historique qui donne son épaisseur à l'étude du monde contemporain, le film nous emmène successivement à Paris, Tokyo, Dakar, Genève,
Stanford, Jérusalem, Athènes, Pyongyang, New York, Phoenix et Madrid.
Après la Fabrique de l'Homme Occidental et Miroir d'une Nation, l'École Nationale d'Administration, L'Empire du Management est le troisième film réalisé par Gérald
Caillat avec et sur un texte de Pierre Legendre.
'Management' is the jewel of the industrial, communication driven West. it is an old word, a very old word rooted in the depths of our traditions. It speaks of earth and home, and government.
In recent times, the technicians of Economy have dusted off the word and given it a scientific and technical sparkle.
But applied to business, Management has become a doctrine, a propaganda device, a conceptual grab bag serving the third globalization, the vaunted global marketplace, one without borders.
Organise, coordinate, command and control : expressed in scientific and economic TechnoSpeak. Management appropriates the world and proclaims the virtues of Efficiency. And this simple,
extremely simple message, has the entire planet in its grip. The goal is to establish a single global notion of value. link
Par Olivier Lussac
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Mardi 29 avril 2008
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Steve DIXON, Digital Performance. A History of New Media in Theater, Dance,
Performance Art, and Installation, Cambridge, Massachussetts Institute of Technology, The MIT Press, 2007.link
The past decade has seen an extraordinarily
intense period of experimentation with computer technology within the performing arts. Digital media has been increasingly incorporated into live theater and dance, and new forms of interactive
performance have emerged in participatory installations, on CD-ROM and on the Web. In Digital Performance, Steve Dixon traces the evolution of these practices, presents detailed accounts
of key practitioners and performances, and analyses the theoretical, artistic, and technological contexts of this form of new media art.
Dixon finds precursors to today's digital performances in past forms of theatrical technology that range from the deus ex machina of classical Greek drama to Wagner's
Gesamtkunstwerk (concept of the total artwork), and draws parallels between contemporary work and the theories and practices of Constructivism, Dada, Surrealism, Expressionism, Futurism,
and multimedia pioneers of the twentieth century. For a theoretical perspective on digital performance, Dixon draws on the work of Walter Benjamin, Roland Barthes, Jean Baudrillard, and
others.
To document and analyse contemporary digital performance practice, Dixon considers changes in the representation of the body, space, and time. he considers virtual bodies,
avatars, and digital doubles, as well as performances by artists including Stelarc, Robert Lepage, Merce Cunningham, Laurie Anderson, Blast Theory, and Eduardo Kac. He investigates new media's
novel approaches to creating theatrical spectacle, including virtual reality and robot performance work, telematic performances in which remote locations are linked in real time, Webcams, and
online drama communities, and considers the "extratemporal" illusion created by some technological theater works. Finally, he defines categories of interactivity, from navigational to
participatory and collaborative. Dixon challenges dominant theoretical approaches to digital performance – including what he calls postmodernism's denial of the new – and offers a series of
boldly original arguments in their place.
Par Olivier Lussac
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Mardi 29 avril 2008
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"Il est des
moments, dans l'histoire des hommes, où la faculté critique de l'esprit, par un surcroît d'activité et de virulence, apparaît comme prédominante. Plus que cela encore, elle semble absorber ou
résumer les autres facultés, devenir l'esprit même. Nous assistons à l'un de ces moments. Non point parce que l'esprit aurait, arbitrairement et par fantaisie, décidé de se montrer sous ce jour
essentiellement et intégralement critique. Mais parce que l'objet de son exercice, c'est-à-dire le monde, a pris la forme d'une société de production et de consommation.
Cette mutation, telle que l'ont étudiée et décrite divers sociologues, parmi lesquelles on s'accorde assez généralement à citer Herbert Marcuse comme le plus pénétrant, a fait
du monde un monde clos, en dehors duquel rien n'existe, et, au sens le plus exact du terme, totalitaire. Sa finalité se trouve en lui-même. Il produit pour consommer ce qu'il produit. Toutes les
activités de l'esprit, à l'intérieur de ce monde, seront purement techniques ; elles ne tendront qu'à assurer, développer et perfectionner la production et à administrer la consommation des
objets produits. Mais l'esprit, qui est de nature volatile, ne saurait se borner à ses besognes strictement pratiques ; il aspire à se dégager d'une si plate et monotone astreinte, pour se situer
en dehors du monde et juger celui-ci. C'est donc par un acte de violence qu'il exercera celle-là de ses propres fonctions : sa fonction critique. Il ne s'agit pas pour lui d'examiner la façon
dont, à l'intérieur de la machine totalitaire, tourne tel ou tel de ses rouages et d'y apporter des améliorations, également d'ordre technique et pratique. C'st tout l'ensemble de la machine
qu'il considère. Et la violence avec laquelle il s'est arraché à la machine afin de la juger se communiquera à son jugement. Celui-ci sera, lui aussi total et absolu. Il sera une contestation de
toute la machine, une condamnation de son existence." Jean Cassou (extrait)
Jean Cassou, Art et contestation
Michel Ragon, L'artiste et la société
André Fermigier, "Plus jamais Claudel"
Gilbert Lascault, L'Art contemporain et la "vieille taupe"
Gerald Gassiot-Talabot, La Contestation est-elle possible ?
Raymonde Moulin, Vivre sans vendre
Pierre Gaudibert, Champ culturel et formation artistique
René Micha, "Le Cinéma s'insurge"
René Micha, "Le Cinéma c'est la liberté"
Alain Jouffroy, Que faire de l'art ?
© Art et Contestation, Bruxelles, La Connaissance S. A., Témoins et témoignages/Actualités, 1968.
Par Olivier Lussac
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Dimanche 27 avril 2008
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René Passeron. Inimages de Jean Lancri et Richard Conte, Paris, Klincksieck, 2008, 111 pages (en collaboration avec le CERAP, Centre d'Études et de Recherches en Arts Plastiques, UFR 04, Université de Paris 1).
Les Inimages sont sûrement l'invention la plus étonnante de René Passeron. Comme nous l'indique le Dictionnaire du
surréalisme et de ses environs : "Le préfixe in est choisi pour son double sens : négation et contenu.
Passeron passe en effet d'une seule image de base qu'il découpe au rasoir pour en extraire l'inimage secrète. (…) Les inimages de Passeron naissent d'un détail repéré dans l'image-mère, qui
le contenait en l'occultant."
À partir de cet indice sollicitant nos "facultés hallucinatoires", une nouvelle image surgit qui manifeste aussi bien l'inconscient du découpeur que celui du photographe initial.
Sorte de prospection autour de l'inimage, ce livre, abondamment illustré, est constitué de trois textes. Le premier est de l'auteur même des inimages, René Passeron, qui y formule sa
conception générale de la peinture "comme pansement du vide" avant de démonter le processus créatif de ses oeuvres.
Richard Conte, quant à lui, affronte la question de la cruauté à travers la série "Cruautés pures" concernant chez Passeron le rapport érotique et maternel au féminin, dans son "devenir
animal". Quant à Jean Lancri, c'est par "dix-neuf découpages dans les inimages de René Passeron" qu'il procède à un tour d'horizon philosophique sur l'irruption de la mort dans l'oeuvre, le
statut des images, le réel, l'imaginaire…
C'est dire que la création d'une inimage, comme la pensée, accède à la vérité par un dévoilement. link
Par Olivier Lussac
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Vendredi 25 avril 2008
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09:07
Pour plus d'informations sur les réseaux atmosphériques (atmotopes), il faut lire le livre de
Peter Sloterdijk, Sphères III-Écumes, Paris, Hachette Littératures, coll. Pluriel-Philosophie, 2006. Peter Sloterdijk
est sans aucun l'un des plus importants philosophes actuels, qui analyse notre condition d'humain dans une société hypermoderne. Au dos de l'ouvrage, il est écrit que "L'écume est cette
société de bulles. "La métaphore de l'écume présente l'avantage de mettre en image le voisinage d'unités fragiles dans un espace comprimé. Elle renvoie aussi à la fermeture nécessaire de toute
cellule d'écume sur elle-même, bien que celle-ci ne puisse exister qu'en tant qu'utilisatrice d'installations de séparations communes (parois, portes, couloirs, rues, clôtures, installations
frontalières, zones de transit, médias)." Cette perspective se déploie en utilisant des métaphores nouvelles pour penser le monde social (la capsule, les îles, la serre) et relier des phénomènes
disparates, mais constitutifs de notre modernité, comme l'avènement de la société de consommation, la permanence des anciens discours révolutionnaires, la baisse de la fécondité, l'urbanisation
et ainsi proposer une vision renouvelée de ce qui est en mouvement : abondance, frustation, caprice." link
Biosphère, 1967, Île Saint Hélène, Montréal, Canada de B. Fuller
(musée de l'environnement) link
Par Olivier Lussac
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